Les Pays-Bas préparent une alternative à Windows et aux outils Microsoft pour leur administration. Baptisé DAWO, ce poste de travail numérique repose sur Linux et la distribution NixOS. Le projet est encore en phase de test : il ne s’agit pas d’un abandon national de Windows 11.
Le choix répond à un enjeu très concret : reprendre la maîtrise des logiciels et des données publiques. Mais bâtir un environnement de travail complet, c’est autre chose qu’installer Linux sur quelques machines.
DAWO, le poste de travail Linux que les Pays-Bas développent
DAWO, pour « Digitaal Autonome Werkomgeving Overheid », réunit deux briques : un système d’exploitation et une suite bureautique. L’objectif est de réduire la dépendance de l’État néerlandais à Windows et aux outils de Microsoft, notamment Office.
Le socle choisi est NixOS, une distribution Linux dont la configuration déclarative facilite la reproduction d’un environnement informatique. Pour une administration, c’est un point essentiel : déployer des postes cohérents et les maintenir dans la durée compte autant que le choix du système.
Huit communes testent l’alternative à Windows 11
Le projet est expérimenté par huit communes, notamment sur des ordinateurs portables réformés. Ces essais permettent d’évaluer le système dans des usages réels, plutôt que de s’en tenir à une démonstration technique bien présentée.
Les tests doivent aussi révéler les irritants du quotidien : compatibilité des applications, périphériques, gestion des comptes et assistance aux agents. Un bureau qui démarre ne suffit pas. Il faut qu’il tienne la charge, et que le support sache le dépanner.
Une version stable de DAWO attendue après les essais
La première version stable n’est pas attendue avant la fin de 2027. À ce stade, aucun calendrier de déploiement national n’est annoncé : les Pays-Bas testent une voie possible, pas une migration déjà décidée pour toutes leurs administrations.
La nuance est importante. Remplacer Windows et Microsoft 365 implique de vérifier les usages métiers, les échanges de fichiers et les exigences de sécurité, puis de former les équipes. C’est là que se joue la réussite, bien davantage que dans le choix du logo sur l’écran de démarrage.
Pourquoi les Pays-Bas veulent réduire leur dépendance à Microsoft
Pour les pouvoirs publics, la souveraineté numérique ne se résume pas à changer de système. Elle concerne aussi le contrôle des données, la capacité à faire évoluer les outils et la dépendance à un fournisseur unique.
DAWO devra donc prouver qu’il peut offrir un environnement fiable et administrable, pas seulement une alternative de principe. Le vrai test sera simple : les agents pourront-ils travailler sans perdre en compatibilité ni en stabilité ?
Source: forum.lesnumeriques.com

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