Garder Linux au quotidien sans renoncer aux logiciels Windows, c’est désormais possible sans redémarrer la machine à chaque fois. Une machine virtuelle permet d’ouvrir ces applications dans une fenêtre, au milieu de son environnement habituel. Pour un usage courant, c’est souvent plus pratique qu’un double démarrage, à condition de ne pas attendre d’elle des performances de joueur sur PC.
Machine virtuelle sous Linux : Windows reste à portée de fenêtre
Le principe est simple : Linux reste le système principal et héberge Windows dans une machine virtuelle. Plus besoin d’éteindre son poste pour consulter Outlook, puis de redémarrer pour retrouver ses outils Linux. Ce détail change vite les habitudes, surtout quand les applications Windows ne servent que ponctuellement.
Un essai mené avec Zorin OS et GNOME Boxes illustre bien l’intérêt de cette approche. Sur un Dell équipé d’un Core i3-6100, Windows 10 Pro disposait de 6 Go de mémoire, de deux processeurs virtuels et d’un espace disque inférieur à 64 Go.
Outlook et PowerToys fonctionnent sans bricolage
Le test a porté sur Microsoft PowerToys, Outlook et PC Manager. Les trois applications se sont installées comme sur un PC Windows classique, sans contournement particulier. PowerToys a notamment permis d’utiliser des fonctions liées au système, comme FancyZones et la Palette de commandes.
La réactivité s’est révélée suffisante malgré l’âge du processeur. Ce n’était pas aussi rapide qu’un ordinateur récent sous Windows 11, mais les logiciels répondaient sans provoquer de frustration notable. Pour quelques outils indispensables, une VM modeste peut donc éviter de conserver une partition Windows séparée.
Cette solution ne transforme toutefois pas un vieux PC en machine de jeu. Les jeux exigeants, les logiciels 3D et les tâches qui réclament un accès direct au matériel peuvent souffrir des limites graphiques de la virtualisation. Pour ces usages, le double démarrage garde un avantage net.
Double démarrage ou virtualisation : le choix dépend de l’usage
Avec le double démarrage, un seul système fonctionne à la fois et profite de toutes les ressources de l’ordinateur. C’est utile pour jouer, tester un périphérique capricieux ou exécuter un logiciel lourd. Mais chaque changement impose un redémarrage, et les deux systèmes demandent leur part d’entretien.
La virtualisation convient mieux aux usages quotidiens où Windows ne sert qu’à lancer quelques applications. Elle évite aussi de manipuler les partitions, une opération qui mérite toujours une sauvegarde sérieuse avant de commencer. En clair, moins de redémarrages, moins de gestion, mais aussi moins d’accès direct aux performances de la machine.
Windows 10 en VM : attention au support
Le choix de Windows 10 dans cet essai s’explique par le matériel ancien et par la recherche d’une configuration légère. Mais son support standard a pris fin le 14 octobre 2025. En 2026, il faut tenir compte des options de mises à jour de sécurité disponibles avant d’en faire un système utilisé durablement, même dans une machine virtuelle.
Sur un ordinateur récent, davantage de mémoire et un processeur plus puissant devraient rendre l’expérience plus confortable. Pour les applications bureautiques et les utilitaires, le calcul est simple : si Windows tient dans une fenêtre et répond assez vite, redémarrer pour y accéder devient difficile à justifier.
Source: android-mt.ouest-france.fr

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