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La France remplace 2,5 millions de postes Windows par Linux : une cartographie détaillée du changement

Par Valentin , le 28 avril 2026 - 4 minutes de lecture

La France amorce un tournant décisif dans sa stratégie numérique en se débarrassant peu à peu de Windows. La décision touche 2,5 millions de postes, ceux des administrations publiques, qui devaient progressivement basculer vers Linux. L’objectif n’est pas seulement technique, mais aussi politique : regagner la souveraineté numérique.

Une migration gouvernementale basée sur l’expérience de la Gendarmerie

On ne va pas y aller par quatre chemins : ce changement n’est pas une lubie ni une expérimentation supplémentaire. Depuis 2008, la Gendarmerie nationale a déployé sur plus de 100 000 postes une version personnalisée d’Ubuntu, baptisée GendBuntu. Cette distro, loin d’être anecdotique, tourne aujourd’hui sur des machines critiques. La France s’appuie sur ce succès pour étendre la transition à l’ensemble des administrations publiques.

Financée en partie par des économies substantielles – plus de 2 millions d’euros économisés chaque année par la Gendarmerie –, cette migration promet un retour sur investissement rapide. Chaque ministère devra présenter un plan de migration d’ici la fin de l’automne. L’État ne veut plus subir les changements de politique commerciale ou techniques imposés par Microsoft.

Un timing serré mais calculé pour éviter la dépendance américaine

La pression gouvernementale est claire. La Direction interministérielle du numérique, la DINUM, a d’ores et déjà commencé à migrer ses propres postes, environ 350, vers Linux. D’autres ministères planifient leur passage dans les prochains mois. Le ministre David Amiel souligne que la souveraineté numérique n’est plus optionnelle ; elle devient une nécessité stratégique.

Les défis ne manquent pas. Passer de Windows à un environnement Linux, pour 2,5 millions de postes, c’est loin d’être un simple changement de logo. C’est une révision complète des usages, outils, et habitudes des agents publics. Le gouvernement mise sur la cohérence, notamment en généralisant la suite bureautique LibreOffice et des outils de communication open source.

FranceOS : la nouvelle distribution qui va remplacer Windows

Concrètement, quoi de neuf dans ce monde sans Windows ? La distro sur laquelle s’appuiera la migration, inspirée du GendBuntu, prendra officiellement le nom de FranceOS. Basée sur la version la plus récente d’Ubuntu LTS, elle adopte pleinement les dernières technologies, comme le noyau Linux 7.0 et le système graphique Wayland.

Cette base assurera une meilleure compatibilité matérielle et davantage de sécurité. Autre changement notable : fini les vieux outils Windows ; LibreOffice 26.2.2 remplacera Microsoft Office tandis que Firefox ESR 140 jouera le rôle de navigateur par défaut. L’ensemble est optimisé pour la productivité et surtout la pérennité du système sur du long terme.

Une suite logicielle souveraine pour accompagner le changement

FranceOS ne sera pas livré en kit dispersé. Il embarquera « La Suite Numérique » : un ensemble d’outils open source qui réunit messagerie, bureautique collaborative et stockage cloud hébergé en Europe. Ce choix est capital pour échapper à la tentation des géants américains et aux risques liés à la confidentialité.

La plateforme intègre Tchap pour la messagerie instantanée sécurisée, Visio pour les visioconférences et France Transfert pour le partage de fichiers lourds. Parmi les agences utilisatrices, on compte déjà plus de 600 000 agents publics, preuve que l’écosystème est mature et prêt à supporter une transition massive sans panique bancaire ni chaos technique.

L’impact économique et technique attendu de la migration Linux

On parle beaucoup d’économies. En effet, la migration pourrait permettre à la France d’économiser au moins 40 millions d’euros par an, rien que sur les licences et coûts liés à Windows. C’est loin d’être un détail quand on sait que le budget global des systèmes d’information publics est sous pression constante.

Mais l’aspect financier ne doit pas occulter la complexité technique. Passer de Windows à Linux, cela signifie former les équipes, adapter les chaînes logicielles, et traiter l’interopérabilité avec les partenaires internationaux toujours sous Microsoft 365 ou Google Workspace. L’État y travaille avec méthode et pragmatisme.

En somme, on observe un chantier titanesque mais piloté. La France se donne jusqu’à 2027 pour que toutes ses administrations aient achevé la migration. Le but est clair : la souveraineté numérique ne doit plus être qu’un mot dans les discours. C’est un combat quotidien, et il commence aujourd’hui avec Linux sur le bureau.

Source: www.zdnet.com

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Valentin

Salut ! Je m'appelle Valentin, j'ai 27 ans et je suis Administrateur système et réseaux. J'adore faire la fête, jouer au foot et passer du temps sur les jeux vidéos.

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